Obama, c'est "chro", Sarko, c'est piccolo...



Lorsque les femmes de président parlent de l'harmonica de leur mari... Ainsi Michelle Obama révèle que le président des Etats-Unis, l'homme prétendument le plus puissant de la planète, joue (apparemment) du "chro". Tandis que Carla Bruni reconnaît que notre ex-chef d'Etat se limite au piccolo. Pour  elles, des musiques évidemment différentes...

Yvonnick Prené, le jazzeux français qui monte à New York

Cinq ans après s'être expatrié aux Etats-Unis, le Parisien Yvonnick Prené semble en voie de s'imposer, à New York, sur la plus exigeante scène jazz du monde...


Assis sur le toit du monde - C'est l'harmoniciste chromatique français qui monte, qui monte sur la scène jazz de New York. Depuis qu'il a quitté son Paname natal en 2007, Yvonnick Prené a côtoyé, dans l'un des milieux musicaux les plus exigeants au monde, les grands interprètes contemporains du genre parmi lesquels les saxophonistes Lee Konitz et Dave Glasser, les bassistes John Patitucci et Ben Street, le pianiste Kevin Hayes et le guitariste Peter Bernstein. Il multiplie également les apparitions en leader ou en "sideman" dans les clubs les plus prestigieux de Manhattan et du Greenwich Village (Iridium Jazz Club, Zinc Bar, Fat Cat, Cornelia Street Cafe, etc...), au Miller Theater de l'Université Columbia mais aussi à Los Angeles, Berlin et Paris (Duc des Lombards). Il est en outre régulièrement invité par les plus grands festivals de jazz aux Etats-Unis (Cuny), en France (MarciacUbaye) et en Suisse (Berne). Considéré à seulement 28 ans comme l'un des meilleurs "jazzman" de la planète, le p'tit Frenchie semble être sur le toit du monde: le pianiste Aaron Goldberg n'a-t-il pas dit de lui qu'il avait la "certitude" qu'il deviendrait l'un des plus grands harmonicistes de jazz?
La faute à Sonny Boy et à Milteau - Né en 1984 à Massy (Essonne), dans la banlieue Sud de Paris, le jeune Yvonnick entend ses premières notes d'harmonica à la télé, à seulement six ans: c'est Antoine et ses "Elucubrations"! Un an plus tard, il découvre l'harmonica de Mick Jagger, celui de Rice Miller alias Sonny Boy Williamson II avant de rencontrer Jean-Jacques Milteau qui devient son premier mentor.
Pour ses sept ans, son père lui offre son premier instrument diatonique, un "Golden Melody" Hohner, ainsi que la méthode d'harmonica de l'Irlandais Don Baker: c'est une révélation! A 13 ans, il participe à son premier stage à l'Utopia avec, comme professeur, Greg Slapczynski. Suivent des cours de guitare blues avec Chris Lancry, un stage à Monteton avec Milteau en maître de cérémonies. Il n'a que 14 ans lorsqu'il commence à suivre des cours de jazz à l'Ecole des musiques actuelle de Paris (masterclasse du clarinettiste Dave Liebman, cours de guitare chez Manu Pekar et de saxophone chez Philippe Lemoine). Deux ans plus tard à l'Ecole Paul Beuscher (fermée en 2008 pour insuffisance d'actifs), il suit des cours d'harmonie chez Sébastien Charlier avec une volonté farouche: jouer du jazz sur un diatonique.
Ker Ourio et l'abandon du diato - Entre 2001 et 2002, il participe au collectif "Jazz Panique" et fréquente assidûment les "boeufs" dans les hauts-lieux du jazz parisien, Caveau des Oubliettes, le défunt Studio des Islettes, Le Baiser Salé, le Sunset et Les Sept Lézards. Il suit un stage à Marciac au cours duquel il "boeufe" avec Wynton Marsalis et fait la rencontre, déterminante, d' Olivier Ker Ourio qui lui fera abandonner le diatonique pour le chromatique. C'est à cette époque qu'il effectue ses premières tournées, comme le signale Jean-Charles Buecher dans un article du magazine de la H2F (n°2, 2005).
Des problèmes d'intonation -- "Le diatonique ne me satisfaisait plus", a-t-il expliqué en 2010 au site "Paris On The Move". "A cette époque, je sentais des barrières techniques qui m’empêchaient de m’exprimer librement. Je rencontrais des problèmes d’intonation avec certaines notes", a-t-il ajouté. "De plus, l’obtention d’un jeu chromatique se faisait au détriment de l’homogénéité de la palette sonore, ce qui est un problème lié à l’ergonomie du diatonique car contrairement au piano, chaque note possède une sonorité particulière, une saveur unique. Néanmoins, je respecte le travail de musiciens comme Howard Levy et Sébastien Charlier qui arrivent à faire des choses merveilleuses avec un diatonique.".


Tout ré-apprendre à New York - Après avoir passé son bac, il s'inscrit en 2003 à la faculté de musicologie de la Sorbonne où il suit les cours d'harmonie du saxophoniste Jean-Claude Fohrenbach (décédé en mars 2009 à l'âge de 84 ans) et du pianiste Laurent Cugny. Désormais, sa formation musicale est solide et sa carrière semble lancée: il joue dans le big band de Cugny, se produit au Franc Pinot, le club de prédilection de Borah Minnevitch, l'immense harmoniciste américain décédé à Paris en 1955, et rencontre Toots Thielemans. En 2007, sa licence en poche, il part en échange universitaire  à New York, d'abord au City Collège puis à la Columbia University. C'est le choc! Intimidé par le niveau des musiciens, il se plonge dans l’étude du jazz de manière boulimique et ré-apprend tout, depuis le début mais avec une approche juste. Comblant ses lacunes, il rebondit en prenant des cours chez Peter Bernstein, Kevin Hays, Dave Glasser et Reggie Workman à la New School for Jazz and Contemporary Music de New York où il est admis en 2009 avec une bourse d’étude. Toujours inscrit à la Sorbonne, il termine en parallèle un "master" en recherche dont le mémoire est consacré à Lee Konitz avec qui il étudie pendant un an. Résidant actuellement à Brooklyn, membre du New York Jazz Workshop, Prené doit sortir au début de l'an prochain et à la tête de son quintette un premier album intitulé "Jour de fête"(Steeplechase Records) dont voici un extrait vidéo:



Liens:
Site: yvonnicprene.com
Blog: nyharmonicalessons.wordpress.com
Facebook: facebook.com/yvonnick.prene

Toute la musique de Little Walter en quelques fromages...

Pour l'essentiel, Little Walter jouait des "shuffles" en 2è position, en sol et en fa: telles sont les enseignements statistiques de compilations réalisées à partir des enregistrements effectués par Marion Jacobs pour le label Chess et sa filiale Checker Records.

L'harmonica mène à tout, même à la statistique... La compilation des 90 enregistrements effectués, sous son nom, par Little Walter pour Chess et Checker entre 1952 (année où il a quitté l'orchestre de Muddy Waters pour surfer sur le succès de "Juke") et 1966 (à la veille de sa deuxième et dernière tournée européenne) est à cet égard riche d'enseignements...
Quelles tonalités? - Comme l'atteste le premier "fromage" que je me suis amusé à établir en ce glacial dimanche d'hiver, Walter jouait essentiellement en sol (G) et en fa (F). Suivent ré (D) et mi (E) et, plus surprenant, si (B). Il n'a en revanche que peu enregistré en do (C), encore moins en la bémol (Ab) et ré bémol (Db) et pas du tout en si bémol (Bb) ni mi bémol (Eb), ces deux dernières tonalités étant pourtant prisées par les saxophones que Jacobs n'a cessé d'émuler pendant sa carrière.
Quelle était la "position" préférée du génie? - Sans aucun doute la deuxième, le jeu à la quinte étant sans conteste le plus expressif et le plus fluide sur l'harmonica diatonique. Sur le chromatique, Walter a enregistré presqu'exclusivement en troisième position.

La période la plus prolifique? - Après "Juke", mis en boîte le 12 mai 1952, Walter a enregistré l'essentiel de son oeuvre en 1953, l'année de "Tell Me Mama" (10è dans les "charts" de rythm'n blues), de l'instrumental "Off The Wall" (8è) et de "Blues With A Felling" (2è), en 1954, où il sort "You're So Fine" (2è), "You Better Watch Yourself" (8è) et "Last Night" (6è), et en 1955, où "My Babe" est son deuxième "numéro 1" au hit parade tandis que "Roller Coaster" se classe 6è.
Le "shuffle", rythme de prédilection - Par genre ou "groove", il est clair que Walter préférait le "shuflle", comme l'atteste le quatrième fromage. Viennent ensuite les blues lents et les boogies. Ajoutez quelques rhumbas et blues au tempo medium, emballez, c'est pesé...
In 1967, Chess publie sous le titre "Super Blues" le dernier album Walter avec Bo Diddley et Muddy Waters. Je ne l'ai pas retenu pour ces compilations. Jacobs décède en février 1968 des suites d'une rixe ayant éclaté à la pause, dans un club du South Side de Chicago.

[edit]

Filisko-Noden sortent leur 3è album: "roots", vous avez dit "roots"?



Le duo Joe Filisko-Eric Noden sort son troisième CD. Après "Live" (2006) et "IC Special" (2009), "Missed Train Blues" propose dix compositions originales tirées par les racines...

On n'en attendait pas moins de ces deux là... Sur leur nouvel album, "Missed Train Blues", qui sort cette semaine aux Etats-Unis, Joe Filisko (harmonica) et Eric Noden (guitare) restent d'une fidélité absolue au blues "prewar", cette musique "roots" dont sont issues beaucoup d'autres. Ce parti-pris donne au nouvel opus une cohérence que l'on a, souvent, du mal à déceler dans le blues contemporain. Au total, il s'agit d'une dizaine de compositions originales, pour la plupart acoustiques, où ces deux musiciens originaires de Chicago (Illinois) font une nouvelle fois la preuve de leur remarquable complicité. 
"Sur le dix trous, ce mec réussit à jouer ce que d’autres n’envisagent même pas de faire», a dit de Filisko Kim Wilson, l’harmoniciste des «Fabulous Thunderbirds». Quant à Noden, il revendique ici une nouvelle fois sa filiation avec Charley Patton, Gary Davis et Blind Blake. Le CD sera officiellement présenté le 20 janvier prochain à Lisle (Illinois). Pour ceux qui souhaitent se le procurer, il est disponible chez Bluesbeat Music.

Nota bene: le duo sera, cet automne, en tournée européenne Seule date française le vendredi 9 novembre à Kaysersberg, près de Colmar (entrée libre).

Site: www.rootsduo.com

Un nouveau directeur marketing pour Hohner France... Enfin!

Arnaud Vasset,  un vétéran du commerce international, vient d'être nommé nouveau patron du marketing de Hohner SA, la filiale française du fabricant de Trossingen

Arnaud Vasset, qui est depuis septembre le nouveau directeur du marketing de Hohner France, intègre la firme de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or) avec une solide expérience internationale, notamment dans la direction d’entreprises FMCG ("Fast Moving Consumer Goods"), une classification désignant les produits de grande consommation aujourd’hui confrontés à un environnement commercial de plus en plus complexe et difficile en raison de consommateurs moins fidèles et plus exigeants, de la pression sur les marges, de la concurrence sur les prix et de l’inflation des coûts de distribution.

Avant  de rejoindre Hohner SA dont la direction était restée vacante depuis le début de l'année, ce diplômé de l’université Paris-Dauphine (maîtrise en  sciences de gestion, 1985-1988) fut pendant huit mois (février à septembre 2012) directeur export de Geyer Frères, le fabricant de la limonade "Lorina" qui, créée en 1895 dans un petit village de Moselle, est aujourd’hui exportée dans plus de 40 pays, dont les Etats Unis, la Corée, le Japon, l’Australie et l’Inde.

Auparavant, M. Vasset, par ailleurs grand amateur de jazz, a travaillé pendant 19 ans (1991-2010) dans le groupe alimentaire australien A. Clouet --dont treize comme directeur général-- pour lequel il a développé de nombreuses gammes de produits et optimisé les circuits de distribution,  notamment à l’export.

Egalement diplômé en 2002 de l’Institut supérieur d'informatiquede Mahdia, dépendant de l’université de Monastir (Tunisie), et de la Nicholls State University (1988-1989) de Thibodeaux (Louisiane), le désormais boss exécutif de Hohner France a débuté sa carrière (1990-1991) dans le cabinet d’audit français Salustro Reydel, aujourd’hui absorbé par  KPMG, réseau mondial de prestations de services d'audit, fiscaux et de conseil présent dans 150 pays.

Le lover bleu lui souhaite pleine réussite dans ses nouvelles fonctions.

Vidéo de la semaine: une "Entrée des gladiateurs" remarquable

Voici une interprétation proprement étonnante de l'"Entrée des gladiateurs", une marche militaire composée en 1897 par le compositeur tchèque Julius Wilhelm Fucik et généralement associée à l'entrée des clowns au cirque. La pièce, qui fait une utilisation massive de l'échelle chromatique, est d'une technicité redoutable. L'harmoniciste français Jackie Rohaut s'en tire ici avec brio, avec son fils Joël au clavier. Son site: www.harmonica-orchestre.fr.

Petite iconographie insolite: morceaux choisis...



L'harmonica a, dès son inception, généré une importante iconographie, diverse zé variée... Nombreux sont en effet les dessinateurs, photographes, cinéastes et vidéastes à avoir été inspirés par notre instrument, sans doute subjugués comme beaucoup d'autres par la myriade de sons qu'il est possible d'en tirer. Les photos, dessins et vidéos que je vous propose ici ont été glanés au gré des mes pérégrinations sur la toile. Ils attestent de la transversalité de l'harmonica. De sa popularité aussi...
Quelques harmonicistes pipole (de gauche à droite): le président tchèque Vaclav Havel, John Lennon, Harpo, l'un des quatre Marx Brothers dont la famille est orginaire de Mertzwiller (Bas-Rhin) et le comique Buster Keaton. Dans la vidéo, Madonna montre qu'elle maîtrise... 


Quelques dessins et cartes postales (de gauche à droite): le guitariste Stevie Ray Vaughan en harmoniciste, Mr Natural, l'un des personnages fétiche du dessinateur américain Robert Crumb, et deux cartes de la Saint Valentin. La vidéo de Laurel et Hardy date de 1937.



Quelques bluesmen: la vidéo de Bruce Willis se produisant au Letterman Show, l'une des grandes émissions de variétés américaines, date des années 80 lorsque l'acteur avait encore des cheveux.



Quelques harmonicas déclinés en outils: (de gauche à droite): l'harmo "boîte de sardines", l'harmo "clef USB", le "couteau musique" et l'harmo à sa mémé...

Entre "Little" Walter et "Big" Walter, il y a "Middle" Walter...

"Little" Walter Jacobs? Tout le monde connaît... "Big" Walter Horton? On sait qui c'est... Mais "Middle" Walter? De son vrai nom James Jones, "Middle" Walter a vraiment existé. Originaire d'Augusta (Arkansas), il s'est produit jusque dans les années 70 dans la région de Gary (Indiana).



Le chaînon manquant - Lorsque je suis tombé sur l'article publié dans le numéro 63 (printemps 2007) de "Juke Blues", le trimestriel britannique de référence pour les musiques afro-américaines, j'ai cru à un poisson d'avril et ai éclaté de rire... J'ai vite déchanté à la lecture: le magazine avait réellement trouvé le chaînon manquant entre Walter Jacobs et Walter Horton, que je vous ai présenté ici. Né James Jones le 16 juillet 1935 à Augusta (Arkansas), "Middle" Walter a reçu son surprenant nom d'artiste après s'être installé en 1951 à Gary, ville de l'Indiana distante d'à peine 50 km de Chicago (Illinois). Guitariste, Jones joue d'abord avec Eddie Taylor et Jimmy Reed, le maître de la 1ère position que je vous ai présenté ici, avant de se mettre à l'harmonica. A la fin des années 50, notre homme tourne régulièrement dans la région de Gary avec différents orchestres locaux. Ainsi, selon une biographie parue dans le numéro 74 de la revue spécialisée américaine "Living Blues" (mars-avril 1987), Jones s'est à l'époque successivement produit avec un certain Arthur "Railhead" Sanders, un batteur femme du nom de Margaret LaMarr (photo ci-dessous) et aussi "Big Daddy" Simpson, obscur chanteur de "soul" avec lequel il va enregistrer...
"Middle Walter"? Pourquoi pas? - En 1959, Jones forme avec le guitariste de "slide" Johnny Littlejohn et le frère de celui-ci un trio nommé "Jimmy and the Houserockers". C'est à ce moment que Littlejohn lui suggère un nom d'artiste. "Il existe bien quelqu'un qui s'est affublé du sobriquet bizarre de +Muddy Waters+ ("eaux boueuses", en anglais) et qui est devenu célèbre. Pourquoi ne t'appellerais-tu pas +Middle Walter+? Ca te mettrait entre le +petit+ et le +grand+", argumente le guitariste. Jones se laisse convaincre. Va pour "Middle Walter": ça fera se déplacer les foules qui feront la confusion avec Walter Jacobs, pense-t-il...


Après l'harmo, la basse - "C'était un gars sympa. Il jouait essentiellement du chromatique, un Hohner Super 64 je crois", témoigne le musicologue et harmoniciste américain Bob Corritore qui l'a fréquenté dans les années 80. "Je l'ai rencontré en 1980 dans la Poinciana Lounge, sur Lake Street dans le West Side de Chicago. Il s'était reconverti, jouait de la basse et travaillait en tandem avec le batteur Kansas City Red", poursuit Corritore. "Il m'a confessé qu'il n'avait rien enregistré sous son nom mais que, dans les années 60, il avait accompagné +Big Daddy+ Simpson sur une galette enregistrée chez +m-pac records+, une petite compagnie de Chicago spécialisée dans la +soul+ qui a produit des artistes passés depuis par pertes et profits", se souvient Corritore. Ce 45 tours, je l'ai retrouvé (photo ci-bas)! Publié le 14 janvier 1963 (l'année où Little Walter sortait "Up The Line") sous le numéro 7224, le "single" a été façonné par le saxophoniste Monk Higgins, l'un des producteurs de "Blood, Sweat and Tears". La face A propose sous le titre "You Don't Believe A Word I Say", un "shuffle" à mi-tempo tandis que la face B, "What Can I Do", est un blues lent. Sur les deux pièces, "Middle Walter" révèle un jeu solide, dans la tradition du blues électrifié de la "Windy City"...


Un autre "Big Daddy" et une "Sugar Pie" - Par la suite, et toujours selon "Living Blues",  notre "Middle Walter" enregistre avec le guitariste Melvin Simpson, le fils de "Big Daddy". Selon "Blues Records", la discographie de référence de Mike Leadbitter et Neil Slaven (Record Information Services), les quatre faces de cet enregistrement --"Someday Baby", "I'm In Love With You" et "So Hard" 1 & 2-- auraient été ré-édités dans le cadre d'une compilation japonaise. Dans les années 80, "Walter du Milieu" poursuit sa carrière chez un autre "Big Daddy", celui du Kinsey Report où il remplace Nate Armstrong avant d'intégrer la formation de la chanteuse "Sugar Pie" DeSanto. Affligé de problèmes respiratoires, Jones décède le 1er novembre 1986 à Gary d'un arrêt cardiaque.

Jerry McCain, le compositeur de "Steady", avale son harmonica

Jerry "Boogie" McCain, que je vous avais présenté ici, a avalé son harmonica le mercredi 28 mars à l'hôpital de Gadsden (Alabama) où il avait été admis, il y a quelque trois semaines, rapporte le quotidien local "Gadsden Times, qui publie ici sa nécrologie de l'artiste. McCain restera dans l'histoire de notre instrument comme le compositeur de "Steady", l'instrumental d'harmonica le plus joué et le plus repris, avant même le "Juke" de Little Walter. Le voici...

Vidéos d'entretien Hohner (1/9): nettoyage de printemps

Les ateliers en revue, un par un - Il y a peu, je vous ai brièvement présenté ici les neuf ateliers vidéos mis en ligne par Hohner pour l'entretien de ses harmonicas diatoniques et chromatiques. Avec ces didacticiels, le fabriquant allemand vise tous ceux --professionnel, amateur averti ou néophyte-- souhaitant effectuer, seuls, l'entretien courant de leurs instruments. Thèmes abordés: le nettoyage, l'assemblage du mécanisme de la tirette, l'échange des plaques, le centrage, l'ajustage, l'accordage et le remplacement des anches, le remplacement et la perforation des valves. Aujourd'hui, je vous propose de passer, un par un, ces ateliers en revue à commencer par le nettoyage, l'opération la plus commune pour nos harmonicas.

Les outils - Pour cet atelier, vous utiliserez les outils suivants (de gauche à droite), disponibles dans le kit MZ99331:
-Nettoyant pour la pièce d'embouchure.
-Tournevis à tête interchangeable pour les capots et les plaques.
-Huile de lubrification pour le mécanisme de la tirette de votre "chro".
-Lame de "levage" équipée d'une clef spéciale de serrage, un outil essentiel pour tous les ateliers.
-Chiffonnette de nettoyage.
Nettoyage des capots - Si vous jouez régulièrement de votre harmonica, vous avez dû remarquer que des dépôts de salive et de peau séchée se forment entre les capots et la pièce d'embouchure. Pour éliminer ces dépôts, dévissez les capots et nettoyez les en portant une attention particulière à leurs rebords. Pour cette opération qu'il est utile d'effectuer régulièrement, utilisez le nettoyant pour la pièce d'embouchure fourni dans le kit d'entretien Hohner.

Nettoyage du rainurage des capots - Sur les plaques, nettoyez la rainure servant à caler les capots avec votre ongle et la chiffonnette de nettoyage. Evitez de désassembler et de nettoyer les plaques tant que la sonorité de l'instrument n'est pas affectée. Rappelez-vous l'adage: "Si ça fonctionne, ne le réparez pas"! Toutefois, la salive séchée peut avoir l'effet d'une colle sur les anches et les valves qui peuvent alors rester coincées. Si tel devait être le cas, enlevez les vis des plaques et démontez les plaques. Avant de le faire sur un "chro", il faut desserrer les vis de la pièce d'embouchure de manière à ne pas mettre le sommier sous tension.

Nettoyage des anches et des canaux - Ne JAMAIS travailler avec un chiffonnette ou une brosse lorsque vous nettoyez les anches et/ou les canaux. A cette fin, utiliser uniquement la lame de "levage"Soulever doucement l'anche avec cet outil et la faire claquer ("plink") en la faisant revenir dans son canal. Cette opération fera tomber les incrustations et les particules qui, en coinçant l'anche, l'empêchent de sonner proprement.

Nettoyage de la pièce d'embouchure et du mécanisme de la tirette - La fréquence de ce nettoyage dépend en grande partie de la composition de votre salive (certaines sont plus acides que d'autres) et du temps passé à jouer sur votre instrument. Il est généralement préférable de nettoyer le mécanisme de la tirette sans démonter les plaques pour éviter une torsion du sommier en l'absence de la pièce d'embouchure.
Les différentes pièces du mécanisme de la tirette:
11) Pièce d'embouchure
14) Bride
15) Tirette avec bouton
16) Obturateur
En démontant le "pack tirette", veiller à ne pas perdre les pièces tampons. Nettoyer ensuite toutes les pièces avec la chiffonnette et le nettoyant pour pièce d'embouchure. Cette opération effectuée, utiliser l'huile de lubrification pour en déposer un film extrêmement fin sur les deux côtés de la tirette. Il est très important d'utiliser avec parcimonie cette huile en s'assurant notamment qu'elle ne pénètre pas dans l'instrument où elle agirait comme une colle sur les valves et rendrait l'harmonica impossible à jouer.



Harmonica et dessin animé: des mots qui vont très bien ensemble

Bien que nés à un siècle d'intervalle, l'harmonica et le dessin animé se sont toujours bien entendus. Car même s'il est parfois assimilé à un jouet, notre instrument a été fréquemment utilisé par un genre cinématographique considéré, au moins à ses débuts, comme mineur. Exemples...

Le papa de Tom et Jerry: un fan d'harmonica - Le premier des dessins animés que je vous propose est sorti en 1940 dans les salles américaines sous le titre "Tom Turkey and his Harmonica Humdingers", que l'on peut traduire littéralement par "Tom le dindon  et ses harmonicistes d’enfer". Les personnages de ce bijou de 7’15’’ sont librement inspirés de Borrah Minevitch et ses Harmonica Rascals, un orchestre d'harmonicas immensément célèbre dans les années trente aux Etats-Unis. La tortue du "cartoon" est ainsi de toute évidence une caricature de Johnny Puelo, le plus petit et le plus désopilant des Rascals. Produit par la Metro Goldwin Mayer, l'une des "majors" de Hollywood, la petite merveille a été réalisée par Hugh Harman (1903-1982), le père des ''Looney Tunes Cartoons" et aussi le créateur des ''Merrie Melodies'', série où évoluent des personnages comme Tom et Jerry, le canard Daffy Duck, le cochonnet Porky Pig, le chat Sylvester (Grosminet) et son canari Tweetie. Pionnier de l’image animée, Harman et son partenaire Rudolph Ising se sont partagés en 1940 un Oscar de l’Académie du cinéma pour leur dessin animé  ''The Milky Way". L’année précédente Harman avait figuré sur la liste des possibles récipendiaires du prix Nobel de la Paix pour son court-métrage "Peace On Earth". Mais cette année-là, le prix n'avait pas été attribué par le jury d’Oslo.



Un harmonica dans les "charts" - Le deuxième dessin animé que je vous propose est probablement le "cartoon" musical le plus populaire de tous les temps. "Alvin et les Chipmunks" est un groupe de musique formé dans les années 50 par trois écureuils (Alvin, Simon et Théodore) dans l'imagination de Ross Bagdasarian. Acteur, compositeur et scénariste, Bagdasarian eut l’idée géniale d’affubler ses trois diablotins d’une vois suraiguë en accélérant les enregistrements des comédiens les doublant. Grâce à ce "gimmick", le thème de "L’harmonica d’Alvin" présenté ici atteignit la 3e place dans les "charts" en 1959. Par la suite, les Chipmunks ont chanté du rock, de la country et de la pop, le plus souvent en détournant de manière humoristique des chansons à succès. Rapidement devenus les héros de nombreuses séries télévisées, ils ont été adaptés au grand écran dans les longs métrages d'animation "Alvin et les Chipmunks" (1, 2 et 3).




Les Moumines, c'est moignon - Ce troisième dessin animé met en scène Snufkin, l'un des personnages des "Moumines", une famille --Papa Moumine, Maman Moumine et leur fils Moumine-- vivant dans une vallée imaginaire donnant sur le golfe de Finlande. Ces gentils trolls ressemblant à des vaches et créés en 1956 par l'écrivaine finlandaise suédophone Tove Jansson doivent leur célébrité à une série animée japonaise de 99 épisodes diffusée en France sous le titre éponyme "Les Moumines". Et que vient faire Snufkin là dedans? Pas grand-chose sinon qu'il joue --plutôt bien-- de l'harmonica. Regardez, c'est moignon...




Mickey au grand coeur - Il est impossible de parler de dessin animé sans évoquer Mickey, le personnage le plus célèbre imaginé par Walt Disney. Dans cet épisode datant de 1967 et dont je vous propose un extrait, notre petite souris n'hésite pas à sacrifier son instrument chéri pour offrir un cadeau à Minnie... Pour tous ceux qui croient encore qu'un harmonica n'a que peu de valeur.



"Happy Birtday", les Muppets - "Last but not least", voici les Muppets, autre célébrités mondiales de l'animation. Bien qu'il ne s'agit pas, à proprement parler, d'un "cartoon", la joyeuse troupe du "Muppet Show" aura bercé l'enfance --et peut-être aussi l'adolescence-- de nombre d'entre nous.  En France, cette série télévisée américano-britannique de 120 épisodes de 24 minutes créée par Jim Henson a été diffusée à partir de 1977 sur Antenne 2. Une devinette: qui double ici à l'harmonica Beauregard, l'homme à tout faire? Je crois que c'est lui, à moins qu'il ne s'agisse du grand Gonzo... 

Hohner met en ligne des vidéos pour l'entretien et la réparation

Hohner a mis en ligne des ateliers vidéos d'entretien de ses harmonicas diatoniques et chromatiques. Avec ces didacticiels, le fabriquant allemand vise le professionnel et l'amateur averti mais aussi le néophyte souhaitant effectuer, seul, l'entretien courant de ses instruments. Parmi les sujets abordés: le remplacement et le centrage d'une anche, l'accordage, l'ajustage d'une valve. Pour réaliser dans les meilleures conditions ces opérations, la firme de Trossingen propose un nouveau kit d'outillage.

L'harmonica sans entretien n'existe pas - Si vous jouez beaucoup, vous allez, à un moment ou un autre fatiguer votre (vos) harmonica(s) de sorte que la seule manière d'en prévenir l'usure, c'est encore de ne pas en jouer! De temps en temps, un harmonica doit être accordé voire réparé, comme tous les autres instruments. Si vous jouez du chromatique, le mécanisme de la tirette doit être régulièrement nettoyé et lubrifié tandis que les valves peuvent devoir être remplacées. Si vous jouez du diatonique, il se peut qu’une anche doive être remplacée. L'harmonica sans entretien n'existe pas! Et vouloir prolonger la vie de son instrument ne doit pas empêcher d'utiliser des techniques aussi puissantes que les altérations et le vibrato. Or, l'utilisation répétée de ces techniques peut, en effet, conduire à casser une anche. La bonne nouvelle, c'est qu'elle peut être remplacée! Il ne s'agit pas véritablement d'une "réparation" mais plutôt d'une procédure normale que l'on peut comparer au changement d'une corde sur une guitare et que presque tout le monde peut apprendre à maîtriser...


Des outils pour diatoniques et chromatiques - Pour ce faire, Hohner va mettre sur le marché un kit d'outillage particulièrement complet devant permettre au plus grand nombre d'effectuer des réparations avancées sur ses harmonicas. Ce kit (photo du haut) vient compléter celui déjà disponible auprès de la firme (référence MZ99331, photo ci-contre) et qui convient aux instruments diatoniques et chromatiques pour des opérations basiques comme l'ajustement, l'accordage et le centrage des anches, le remplacement des valves et l'entretien du mécanisme de la tirette d'un "chro".


Des opérations de service avancées - Le nouveau kit (référence MZ99831) contient en plus tous les outils nécessaires à des opérations de service avancées comme le remplacement d'une anche. En voici la liste:
- Une dériveteuse qui, munie d'un embout spécial (photo ci-contre), permet de désolidariser une anche défectueuse du sommier mais aussi de perforer une valve en vue de son installation.
- Une tige d’alésage pour aléser les trous dans les plaques et les anches devant une recevoir une tige filetée lors du remplacement d’une anche.
- Un support à douilles universel servant à maintenir la tige d’alésage et fixer une tige filetée sur la plaque.

- Une mèche de perçage pour ébavurer les plaques et les anches de remplacement et un taraud servant à tarauder un filetage dans la plaque.
- Un tournevis, un clef à écrous, des écrous et des tiges filetées.
Toutefois, réparer et/ou accorder un harmonica nécessite un certain doigté et un niveau de savoir-faire qui doivent être acquis. Hohner recommande de ce fait que chacun fasse son apprentissage dans ces domaines avec des instruments usagés.
Neuf vidéos pour l'entetien et la réparation - Mais Hohner ne se contente pas de proposer des outils spécialisés: la firme explique aussi la manière de s'en servir avec une série de dix vidéos d'entretien et de réparation qu'elle doit publier le mardi 17 janvier sur son site de vente en ligne. Voici, en exclusivité pour L'h@rmoblog, les URL de ces vidéos présentées (en anglais, sorry!) par Steve Baker:
- Tolérances des anches: www.youtube.com/watch?v=12cdfpp2Sg0
- Perforation d'une valve: www.youtube.com/watch?v=OMj9e853zIM

Vidéo de la semaine: Sonny Terry déterré des archives...


La vidéo de Sonny Terry que je vous propose ici est vrai trésor... Au cours de ces cinq minutes filmées en 16 mm en 1969 au Broadway Motel d'Oakland (Californie), Terry interprète un solo dont il nous raconte la genèse de la création. Le film, que j'ai déterré des archives Folkstreams, a été tourné par  le cinéaste Yasha Aginsky, aujourd'hui l'un des spécialistes américains du documentaire musical. Pour ceux qui aiment Saunders Terrell, retrouvez-le ici en version "dance floor"...

"Help Me" de Sonny Boy Williamson II: d'une version l'autre (2/2)

Suite et fin de l'"essai comparatif" de "Help Me" qui, enregistré en 1963 par Sonny Boy Williamson II (SBWII), est l'un des standards les plus repris du blues... Voici quelques nouvelles versions qui, je l'espère, devraient vous surprendre...



Junior Wells: l'hommage de l'élève au maître - En 1989, Junior Wells décide de rendre hommage à SBWII qui lui avait appris l'harmonica alors qu'il n'avait que sept ans, à West Memphis (Arkansas). Sa reprise de "Help Me" figure sur une compilation Vanguard, "Chicago / The Blues / Today! / Vol.1", sur laquelle on retrouve le guitariste J.B. Hutto et ses Hawks ainsi que le pianiste Otis Spann. Pour l'occasion, Wells s'entoure de son vieux complice Buddy Guy (guitare) et de la section rythmique la plus prestigieuse de l'époque, Jack Meyers à la basse et Fred Below à la batterie.




Jason Ricci: juste avant la cure - Jason Ricci a enregistré cette version en juin septembre 2011, juste avant de quitter La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et ses aiguilles pour San Francisco (Californie) et sa cure de désintox. Invité par le guitariste de blues-rock Jim McCarty, Ricci livre un "Help Me" hallucinant, compte-tenu de sa situation personnelle du moment. La pièce figure sur un album "Live From Callahan's" publié sur Cally's Records and Tapes et sur lequel on retrouve également les guitaristes Duke Robillard et Jimmy Thackery.




Steve Verbeke: digne fils de son père Fils de Patrick, Steve Verbeke fait partie de ces jeunes musiciens participant au renouveau du blues en France. Harmoniciste talentueux, il ne pouvait donc échapper à SBWII. En fait, le p'tit Frenchie livre ici avec brio une version crédible de la pièce.






Terry "Harmonica" Bean: la version du Delta - Considéré comme l'un des "nouveaux" représentants du blues du Delta, Terry "Harmonica" Bean a été découvert dans "M for Mississippi", un documentaire sorti en salles en 2009 qui lui a notamment permis d'entreprendre, l'an dernier, la tournée des scènes françaises. Agé de 51 ans, le natif de Pontotoc (Mississippi) se produit habituellement seul en jouant de la guitare et d'un harmo monté sur un "rack". C'est dans cette formation qu'il nous livre ici son étonnante version, enregistrée "live" à Clarksdale (Mississippi) en 2010.





Van Morrison: une version vitaminée - Le chanteur d'origine nord-irlandaise Van Morrison reconnaît avoir chanté "Help Me" sur "plusieurs centaines de scènes" dans le monde. Artiste au jeu de scène exubérant, "Van The Man" interprète ici une version vitaminée enregistrée en 1982 dans le cadre de "Rockpalast", une émission "live" de la chaîne régionale de télévision allemande WDR.





Paul Lassey: et voilà qu'il chante, le bougre - Dans une autre vie, le Nancéen Paul Lassey, qui me fait l'amitié d'héberger ce blog en page d'accueil de son cours d'harmonica, s'est aussi laissé tenté par SBWII. Voici, enregistré en 2009, une répète avec les Faro's Brothers, c'est-à-dire Pascal Lienard (à gauche) et Xavier Fischer (à droite). Le son "craint" un peu mais qu'est-ce qu'on n'écouterait pas pour entendre Paul chanter...





Aki Kumar: d'Inde en Californie - Né à Bombay mais aujourd'hui solidement installé à San José (Californie), Aki Kumar fait partie de ces jeunes talents mis à jour sur la côte Ouest des Etats-Unis par David Barrett, l'un des plus grands pédagogues de notre instrument. Ancien élève de l'"Ecole du Blues" ("School Of The Blues") de Barrett, Kumar est aujourd'hui le "front man" du groupe traditionnel "Tip Of The Top" qui tourne régulièrement en Californie. Le voici interprétant "Help Me"en 2009 au blueFROG, un club de sa ville natale.







John Mayall: une version rare - On ne présente plus John Mayall, multi-instrumentiste anglais, père des "Bluesbreakers" à l'origine du "blues revival" des années 60 en Grande-Bretagne. La version que je vous propose --parmi les quelques dizaines disponibles sur le net-- a été enregistrée en studio quelque part en France, tout au début de la carrière de Jojo. Rare...





SPAH: la version "jam circle" de Joe Filisko - Pour ceux qui n'ont jamais été à une convention de la "Society for the Preservation and the Advancement of the Harmonica" (SPAH), l'organisation-parapluie qui chapeaute tous les clubs d'harmo aux Etats-Unis, voici "Help Me" interprété par des participants à l'un de ces congrès, dans le cadre de l'un des célébrissimes "jam circles" de Joe Filisko. Regardez-bien et vous comprendrez rapidement le principe qui anime ces réunions.







Un PB pour le dessert - En bonus, voici un PB de "Help Me" sur lequel j'ai pas mal "boeufé"... A vos harmos (la pièce est ici en Sol.  Harmo en Do,
2è position).




(Fin)