L'harmonica au féminin: parce qu'elle nous valent bien (3/3)

Annie Raines (Etats-Unis): un W.C. Handy Award avec Paul Rishell
L'Américaine Annie Raines, née à Boston (Massachusetts) en 1969, a commencé à jouer à 17 ans, quelques semaines avant de terminer ses études secondaires, dans les « boeufs » de Cambridge (Massachusetts). Admiratrice de Little Walter Jacobs, de Big Walter Horton et de Sonny Boy Williamson II, elle prend des cours chez Jerry Portnoy, le dernier harmoniciste de Muddy Waters, qui lui apporte les fondamentaux de son jeu « roots » Elle déménage à Chicago (Illinois) où elle joue avec la plupart de ses idoles, Pinetop Perkins, James Cotton et Louis Myers. En 1992, elle fait la rencontre de Paul Rishell, un guitariste new-yorkais de vingt ans son aîné avec lequel elle forme immédiatement un duo. Depuis, le couple a publié six albums, obtenu un W.C. Handy Award pour son opus « Moving To The Country » en 2000 et parcouru des milliers de km pour jouer un « country blues » on ne peut plus proche des racines. A mon humble avis, Annie est l'une des meilleures instrumentistes de sa génération, à l'instar de Kim Wilson qui fut le plus doué de la sienne. Contact: http://www.paulandannie.com/mojorodeo/


Annie Raines: 20 ans de duo avec
Paul Rishell



Michal Adler (Israël):  une blonde qui ne cache pas son jeu
L’Israélienne Michal Adler est la soliste du Trio Adler, une formation fondée dans les années 60 par son père, Danny Adler. Cette instrumentaliste virtuose a appris l’harmonica chromatique dès son plus jeune âge avant d’entrer dans la carrière en épousant Shlomo Gronïch, l’un des artistes israéliens les plus connus à l’étranger. Au début des années 2000, elle apparaît dans plusieurs émissions de télévision. Membre de l’Orchestre de chambre de Jérusalem, elle remporte la "Golden Feather" de l’Association des compositeurs et des musiciens israéliens pour son interprétation de "Michal", une rhapsodie écrite par son mari. Elle intègre ensuite comme soloiste l’Orchestre symphonique de Jérusalem. Elle y joue notamment "Harmonicadence", une pièce en trois mouvements que la phalange israélienne interprète dans le monde entier. Après un passage dans le chœur Sheba de Shlomo Gronich, elle intègre en 2003 le trio de feu son  père où la basse est tenue par Jacob Kol et l’harmonica d’accords par son oncle, Dror Adler. Depuis le trio a enregistré une quinzaine de galettes et participé à d’innombrables festivals dans le monde entier. Michal Adler a un modèle de chromatique à son nom chez Suzuki. Contacthttp://www.adlertrio.com/




Roxy Perry (Etats-Unis): une ''Blues Mama" dans la Grosse Pomme
Enfant prodige, l’Américaine Roxy Perry a débuté dans la carrière en chantant dans des "swing bands" au prestigieux casino Glen Island de New Rochelle (Etat de New Yok) alors qu’elle n’avait pas dix ans. A 18 ans, celle qui allait devenir la ‘’reine du blues‘’ dans la Grosse Pomme travaillait six soirs par semaine à la mythique Pepermint Lounge, à l’intersection de Times Square et de la 45è Rue, avec un orchestre de dix musiciens. Trois ans plus tard, elle est engagée comme vocaliste par le groupe pop-rock "Dawn" qui ouvre pour Kenny Rogers, The Carpenters, Rare Earth, Gladys Knight & The Pips, Iron Butterfly, The Nitty Gritty Dirt Band, Mike Nesmith et Mark Lindsay. Roxy Perry entame sa carrière de "blueswoman" à la fin des années 80 après s’être faite remarquer sur les scènes des clubs de la planète pour ses performances crues et sans concession. Elle est rapidement invitée à se produire avec le gratin du blues mondial. Rod Piazza, Shamekia Copeland, Leon Russell, Marcia Ball, John Mayall, Saphire, Hubert Sumlin, Gatemouth Brown, Koko Taylor, Taj Mahal, The Neville Brothers, Popa Chubby, Derek Trucks, The Black Crowes, Susan Tedeschi et Duke Robillard s’arrachent cette vocaliste au tempérament de feu qui joue, de surcroît, brillament de l’harmonica. Perry enregistre parallèlement des albums qui sont remarqués par la critique: "Hi Heel Blues" chez Monad Records, puis "Roxy Perry, New York Blues Queen", "Back In Bluesville" et, plus récemment, "In My Sweet Time", les trois albums publiés chez BluePerry Hill Records. La version de "House Of The Rising Sun" qu’elle interprète ici est parue sur une compile "Public Domain" sortie en 2006 chez Purchase Records et a été nominée la même année pour un Grammy Award. En 2007 et 2009, Perry connaît la consécration: elle est successivement élue ‘’Artiste de l’année’’ par le Westchester Arts Council de la mégalopole américaine avant d'être reçue, deux ans plus tard, au Panthéon du Blues (Blues Hall of Fame) de la Ville de New York. Contact: http://www.roxyperry.com/


(Les deux premiers épisodes de cette série ont été publiés sur ce blog d'abord ici et aussi là)

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