Amanda's Roller Coaster: l'harmonica blues au sommet (3/3)

Dimanche, j'émerge de mon coma vers... 15 heures! Je me lève dans un sursaut et passe en 4è vitesse sous la douche pour être au club à l'ouverture des portes à 16 heures. Joe Filisko ouvre le début de soirée devant un auditoire plutôt bavard. Mais bien que seul sur scène, Joe impose le silence à la salle par le feu d'artifice qu'il allume, démontrant une nouvelle fois qu'il est le maître incontesté de l'harmonica acoustique et, plus particulièrement, des différents styles de l'avant-guerre.

Pour ceux qui voudraient encore s'en convaincre, Joe donnera avec son complice guitariste Eric Noden un concert unique à Kayserberg, près de Colmar (Haut-Rhin), le dimanche 31 octobre prochain à 21 heures!
La fatigue se fait sentir et je n'écoute que d'une oreille distraite Dave Waldman, un professeur d'histoires grecque et latine de l'université de Chicago (Illinois) perdu, comme moi, dans le blues et qui se débrouille plutôt pas mal à l'instrument. Dehors, la nuit américaine se fait belle et, devant le club, je remarque cette Coccinelle "tunée". La parfaite "blues mobile", non?
C'est maintenant au tour de Jerry Portnoy, l'un des maîtres du blues de Chicago qui a joué, entre autres, avec Muddy Waters et Eric Clapton. Jerry, qui sera les 24 et 25 novembre à Paris, au Jazz Club Lionel Hampton de l'hôtel Méridien. Maître de la syncope, jouant systématiquement derrière le temps (à contre-temps, diront ses détracteurs), il a toujours un jeu en apparence "paresseux" mais qui, en fait, est d'une redoutable efficacité, à la fois subtil et "swinguant". Le voici interprétant "Doodling", l'un de ses morceaux fétiche.
Ovationné par le public, il est suivi par Steve Marriner, jeune harmoniciste qui a livré un "set" d'une énergie folle, remettant tout le monde sur pied pour Lazy  Lester, 77 ans aux prunes et dont le morceau "Sugar Coated Love" a fait le tour du monde des cercles blues. Je ne sais pas encore que c'est celui-là qui va rester trottant dans ma tête durant les trente heures qu'a duré mon retour, de Phoenix à Memphis (Boeing 777), de Memphis à Paris (Airbus 280), de Paris à Metz (TGV) et de Metz à Katzenthal (Peugeot 206)... 

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